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Fekir assume son choix et confirme un bouleversement dans sa carrière en club !

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Nabil Fekir est sorti de son silence !
Nabil Fekir est sorti de son silence !

Très discret dans les médias depuis ce week-end, Nabil Fekir a choisi les colonnes de L'Equipe pour se livrer sur son choix de sélection, qui comme attendu, s'est porté sur l'équipe de France. Pour le quotidien sportif, l'attaquant franco-algérien de l'OL évoque également sa carrière en club, qu'il gère désormais en compagnie d'un certain Jean-Pierre Bernès.

"Oui je confirme. La France, c'est mon choix." Dès le début de son interview accordée à L'Equipe et retranscrite ce matin, Nabil Fekir accrédite l'information que plusieurs médias s'accordaient à donner depuis dimanche et l'assure : il n'a pas été influencé dans sa décision de revêtir le maillot Bleu plutôt que celui des Fennecs. Mais au-delà du pur choix pris par l'attaquant Lyonnais, c'est davantage ses motivations qui font débat. Si son coeur lui indiquait la direction de l'Algérie, la raison semble finalement l'avoir dissuadé de traverser la Méditerranée. "Je me suis entretenu avec Didier Deschamps, qui s'est montré très convaincant. Il m'a dit qu'il comptait sur moi, que j'étais un joueur intéressant, confie Fekir. Il y a une échéance importante qui arrive, l'Euro 2016. J'ai très envie d'y participer. Je suis français d'origine algérienne, et j'en suis très fier, mais j'ai estimé qu'il était de mon intérêt d'opter pour la France."

Et c'est bien ce mot "intérêt" qui risque d'alimenter une polémique qui n'aura cessé de prendre de l'ampleur, ce week-end, après qu'un échange téléphonique entre le natif de Lyon et le sélectionneur de l'Algérie, Christian Gourcuff, ait semé le trouble sur les intentions du jeune joueur de 21 ans. "Oui, je l'ai appelé pour lui dire que mon choix n'était pas fait, raconte-t-il. Je n'aurais pas dû l'appeler. J'ai commis une erreur. J'avais un peu la pression, en fait."

Fekir : "Ce sera l'équipe de France et ça ne changera plus !"

Toujours est-il que Fekir, tiraillé entre son amour pour l'Algérie et son ambition de rejoindre le onze frappé du coq, peut craindre de s'être mis tout le monde à dos, suite à ce feuilleton aux épisodes rocambolesques. "L'Algérie est une partie de mon coeur, la France aussi. Mon père aurait aimé me voir jouer pour l'Algérie. Mais c'est moi le joueur, c'est moi qui suis sur le terrain, souligne le double-buteur Lyonnais de dimanche, à Montpellier. Ce sera l'équipe de France et ça ne changera plus ! Je suis très attaché à cette équipe. Je voudrais qu'il n'y ait aucune ambiguïté à ce niveau-là."

Reste désormais à savoir si le joyau Lyonnais parviendra à exprimer tout son talent chez les Bleus et à s'imposer au milieu des Benzema, Giroud, Griezmann et autre Valbuena. "Il y a effectivement de très, très bons joueurs, note-t-il dans les colonnes du quotidien. C'est un risque à prendre et je suis prêt à le prendre. Si je suis appelé chez les Bleus, je sais très bien que ce n'est pas pour être titulaire d'entrée. Une carrière se construit par étapes."

Sa carrière, justement, qui a pris un autre tournant, il y a peu, lorsqu'il s'est séparé de son ancien agent, Éric Castagnino. Et comme révélé par plusieurs médias, hexagonaux comme étrangers, ses intérêts sont désormais gérés par Jean-Pierre Bernès, agent, notamment, d'un certain Didier Deschamps. "J'ai quitté mon ancien agent pour des raisons personnelles. Beaucoup d'agents m'ont alors approché, révèle Fekir, avant de poursuivre. C'est moi qui ai décidé d'appeler Jean-Pierre Bernès ces derniers jours pour travailler avec lui. C'est le numéro 1 français. Son expérience doit me permettre d'atteindre le plus haut niveau." Avec l'Olympique Lyonnais ? Oui, à en croire les dires d'un Fekir déterminé à découvrir la Ligue des Champions sous les couleurs de son club formateur. "C'est l'objectif. Nous sommes bien partis pour mais il faut rester en haut du tableau."