Fin de saison

Aulas n'a pas dit son dernier mot !

Commentaire(s)
Aulas n'a pas dit son dernier mot
Aulas n'a pas dit son dernier mot

Au cours d'un long entretien dans L'Equipe, Jean-Michel Aulas a fait savoir qu'il n'avait pas baissé les armes pour la fin de la saison, même si la LFP a déjà dévoilé le classement final, réalisé grâce aux quotients de points de chaque équipe.

Jean-Michel Aulas n'a pas décoléré durant le week-end. Depuis jeudi et l'annonce de la fin de la saison par la LFP, conclue par un classement réalisé avec un ratio de points remportés sur la saison, le patron de l'OL ne cache pas son mécontentement. En effet, les Lyonnais sont 7èmes et ne seront pas européens, une première depuis une vingtaine d'année, sauf si les coupes nationales ne pouvaient pas se disputer.

Pour Aulas, qui cherche à déposer un recours en justice après cette décision, le sentiment d'injustice est énorme. "Évidemment, l'OL n'avait pas fait une saison sportive exceptionnelle et je l'ai dit. À la 28e journée, nous sommes 7es, mais on est forts dans les sprints. Il y a donc un sentiment d'injustice de ne pas être européens. (...) J'ai beaucoup consulté ces deux derniers jours des hommes politiques, des hommes du foot, de droit. Il y a eu d'abord une erreur politique. Pourquoi se précipiter pour dire qu'il est difficile de jouer avant août ? Alors qu'on ne sait pas si les autres pays vont avoir le même jugement..." interpelle le dirigeant olympien. "Il fallait faire un tour politique des quatre autres grandes Ligues. La France du sport, c'est comme la France des entreprises, elle est en compétition. On ne doit pas se précipiter en politique si on n'a pas la certitude que les autres ne font pas pareil."

"Si j'espère un retournement de situation ? Bien sûr, et il le faut !"

Pour le président de l'OL, tout est très clair. Le Conseil d'Administration de la LFP a fait "une erreur démocratique" puisque la décision d'arrêter la L1 était, selon lui, bien trop prématurée. "Il aurait été utile de consulter tous les clubs par une assemblée générale. La Ligue a cru devoir arrêter le Championnat alors qu'on pouvait attendre 15 jours, 3 semaines, jusqu'à début juin, pour savoir si les entraînements individuels et collectifs pouvaient reprendre. (...) . Tout était discutable. Voyez ce qui se passe en Italie, en Allemagne ou Espagne, aujourd'hui, avec la reprise des entraînements individualisés... On a tout accéléré et ça nous met dans une situation intenable".

Prêt à batailler jusqu'au bout, Aulas n'a pas dit son dernier mot et "appelle à ce qu'on reprenne ces décisions lors de l'assemblée générale (ce lundi) ou celle du 23 mai". Le patron lyonnais décide ainsi de rallier à sa cause Amiens ou Lille : "Je comprends les élus d'Amiens (19e) par exemple. Ou les dirigeants de Lille (4e) car l'équipe était plus proche que nous d'être en C1. C'est quoi le mérite sportif, comme disait l'UEFA ? L'OL a joué 44 matches depuis le début de saison, Nice qui pourrait être qualifié 32, dont 15 à domicile, nous 13. (...) Il fallait consulter l'UEFA, la maison mère de la Fédération, écouter l'assemblée générale de la Ligue et ne pas pénaliser le PSG et l'OL car l'UEFA va finir ses compétitions". Un retournement de situation est donc plus qu'espéré par le Rhodanien. "Bien sûr et il le faut ! On est en train de casser le mérite sportif énoncé par l'UEFA et casser la filière économique du foot pro. Pourquoi les autres clubs européens se battent pour terminer leur saison et en ont eu l'autorisation ? On est en train de se pendre avec nos décisions". Des propos qui vont encore faire beaucoup réagir.