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L'OL craque face au PSG malgré un bon retour (résumé et notes)

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Paris résiste au retour de l'OL
Paris résiste au retour de l'OL

Alors que le PSG menait de 3 buts, l'Olympique Lyonnais a semé le doute dans la tête des Parisiens en réduisant, par deux fois, la marque. Finalement, les Parisiens ont su assurer leur succès (4-2) face aux Gones.

Ligue 1 - 24e Journée

Paris
4 - 22 - 0 Lyon
A. Di María 22'
K. Mbappe Lottin 38'
Fernando Marçal (CSC) 47'
E. Cavani 79'
52' M. Terrier
59' M. Dembélé

Le Paris Saint-Germain pourrait être la version moderne du conte pour enfant, "Les trois petits cochons"... Depuis le début de saison, les hommes de Thomas Tuchel affichent une solidité à toute épreuve, que ce soit en Ligue des Champions ou en championnat. En effet, tout comme la maison de briques issue du livre de jeunesse, la défense parisienne parvient à résister aux attaques des loups affamés tels que Karim Benzema (Real Madrid), Dario Benedetto (OM) ou encore Wissam Ben Yedder et Islam Slimani (ASM). Forcément, cette solidité, marquée par l'arrivée à la fin du mercato estival de Keylor Navas, permet à tous les supporters franciliens de rêver plus grand, comme la devise du club, et viser les étoiles, notamment en Ligue des Champions. Mais ce soir face à l'OL, le PSG est redescendu les pieds sur terre, et la tempête Ciara n'y est pour rien...

Pourtant, tout a très bien commencé pour les hommes de Thomas Tuchel. Après dix minutes à armes égales avec les Gones, les Parisiens ont pris le contrôle du match, à l'image des 70% de possession de balle à la mi-temps. Virevoltant, Angel Di Maria a traversé la première période comme un ouragan pour envoyer ses coéquipiers sur orbite. Buteur à la 22ème minute, il est aussi dans la construction du second but parisien, inscrit par Kylian Mbappé (35ème). Mais le PSG, très peu inquiété, est finalement toujours aussi vulnérable face aux vents violents et la première rafale est survenue juste avant la pause, après une course dans la profondeur de Moussa Dembélé. Presnel Kimpembe tente un tacle inconscient en position de dernier défenseur mais n'hérite, finalement, que d'un carton jaune, à la stupeur générale. Mais ce premier avertissement n'est rien face aux rafales survenues dans le second acte...

Karl Toko-Ekambi, le grand méchant loup...

La belle histoire parisienne ne connaît, pour le moment, aucun élément perturbateur et le but contre-son-camp précoce de Marçal (47ème) semble éteindre, définitivement, tous les espoirs lyonnais. Pourtant, c'est à ce moment là que le PSG commence à vaciller, et c'est Keylor Navas qui se couche d'abord face au vent lyonnais. Martin Terrier, sur une frappe lointaine, surprend le portier costaricien cinq minutes seulement après le 3-0 et relance le match (52ème). Alors que les Parisiens ont déjà eu une piqûre de rappel à Nantes mardi soir, où ils ont tremblé (sans plier) après une erreur de Kimpembe (victoire 2-1), les hommes de Thomas Tuchel semblent tétanisés devant l'entrée de Karl Toko-Ekambi, le grand méchant loup de l'histoire. Auparavant solide comme la brique, la défense parisienne se transforme petit à petit en maison de bois, puis de paille, face au Camerounais. Ses accélérations, telles des bourrasques de vent, font chuter Kehrer et Kimpembe, perturbés et plus vraiment dans leur match. Toko-Ekambi offre d'ailleurs le deuxième but lyonnais au terme d'une course folle, avant de faire parler sa lucidité pour servir Moussa Dembélé, finalement seul face aux cages (59ème).

Dans le doute, les Parisiens subissent, plient mais ne rompent pas malgré ce visage loin d'être rassurant à 9 jours du huitième aller de Ligue des Champions. Kylian Mbappé, de son côté, aurait pu éviter que cette rafale de doutes s'abatte sur le Parc des Princes, mais son face à face termine sur la barre transversale d'Anthony Lopes (69ème). Bizarrement, l'OL baisse le pied après ces 20 premières minutes de folie et laisse, petit à petit, les Parisiens remettre le pied sur le ballon. Et lorsque ces derniers ne sont plus soumis au vent, le soleil pointe à nouveau le bout de son nez pour mettre un terme à cette perturbation météo. Comme un symbole, c'est Edinson Cavani, en tant que fan de la nature et de la chasse, qui vient en aide à ses coéquipiers face au grand méchant loup en trouvant la faille à la 79ème minute. Entré en jeu deux minutes auparavant, le Matador profite d'un service parfait de Di Maria pour inscrire son 199ème but sous les couleurs parisiennes. Le PSG a désormais 9 jours pour reconstruire une défense solide comme la pierre avant de se confronter à un nouvel animal primitif : Dortmund.

Photos Matchs : Paris 4 - 2 Lyon