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La LFP répond aux menaces de l'OL

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Par la voix de sa présidente Nathalie Boy de la Tour, la LFP a rapidement réagi aux menaces, brandies notamment par l'OL et l'Amiens SC, qui contestent son arbitrage de la fin de saison de L1.

Si la LFP croyait pouvoir mettre fin aux débats, elle se trompait sur toute la ligne. Alors que l'arrêt de la saison de Ligue 1 a été prononcé et le classement gelé, selon le nombre de points pris par match après la 28e journée, jeudi, plusieurs dirigeants de clubs, défavorisés par cet arbitrage, ont protesté. Certains comme Jean-Michel Aulas (Lyon) et Bernard Joannin (Amiens) ont même accentué la menace d'opposer des recours juridiques.

Pas de quoi faire trembler les dirigeants de la Ligue, du moins en apparence. Nathalie Boy de la Tour, qui était ce matin sur les ondes d'Europe 1, a affiché une certaine sérénité. "Nos décisions sont solides juridiquement, on a fait très attention à tout ça", a assuré la présidente de la LFP, droite dans ses bottes. "Des recours, il y en aura certainement... Que voulez-vous que je vous dise ? Qu'ils fassent des recours et on verra bien !"

Alors que d'autres options étaient envisagées, comme le gel du classement après la 19e ou 27e journées, Nathalie Boy de la Tour admet que la solution adoptée entraîne "des gagnants et des perdants". "Toutes les décisions sont compliquées à prendre, parce qu'on a une compétition avec quarante clubs qui jouent normalement 38 journées. On s'est retrouvé dans une situation exceptionnelle, qui n'avait jamais été imaginée par qui que ce soit, en France mais également dans l'ensemble des pays européens", a-t-elle rappelé, avant de conclure : "il fallait trouver la moins mauvaise des solutions".