La presse anglaise salue la victoire de l'OL et critique vivement Man City


L'OL est plébiscité
L'OL est plébiscité

L'Olympique Lyonnais a fait trembler la planète foot, hier soir, en surclassant Manchester City (2-1), à l'Etihad Stadium. Cette victoire rhodanienne, presque inespérée, a fait le tour de l'Europe ce jeudi matin, où la presse française et anglaise félicite la performance du groupe de Bruno Genesio.

Ce matin, l'Olympique Lyonnais est au coeur des discussions. Tout d'orange vêtus, les Gones se sont offerts le scalp de Manchester City devant un public de l'Etihad Stadium médusé. Plus physiques, plus rapides et surtout plus solidaires, les hommes de Bruno Genesio ont prouvé qu'ils avaient toutes les capacités de se qualifier pour la phase finale de la Ligue des Champions, en février. Si les Gones ne veulent logiquement pas s'enflammer, les journaux -quant à eux-congratulent les Rhodaniens et Bruno Genesio.

En France, le Progrès qualifie le match de l'OL d' "énorme", tout en plébiscitant les choix de l'entraineur. "Décrié et moqué par certains sur les réseaux sociaux, l’entraîneur de l’OL est sorti grand vainqueur de son duel avec Pep Guardiola, suspendu mercredi, et qui ne s’attendait sans doute pas à cette organisation en 4-4-1-1. Le Catalan n’est pas le seul. Genesio sut proposer une vraie réplique à l’une des plus fortes personnalités du jeu et confondre ses détracteurs." L'Equipe a adopté la même ligne éditoriale avec un titre simple : "Le peps Genesio". Forcément, la presse anglaise s'attarde un peu plus sur le match difficile de Manchester City. Beaucoup plus virulents, les médias britanniques fracassent les Citizens, un match d' "agneaux" face à des "lions" (une du Mirror).

L'OL, un exemple pour battre Manchester City

Dans son résumé de match, la BBC ne manque pas de mettre en avant les ambitions offensives de l'OL et invite les clubs britanniques à prendre exemple sur l'écurie française. "Ils ont joué un football plus incisif que City et semblaient également plus dangereux en contre-attaque. City se contentait d’avoir beaucoup de possession dans la moitié de terrain de l’équipe lyonnaise (...). Lyon était bien organisé et avait également une structure qui lui permettait de ne pas paniquer à 2-0 et de ne jamais sembler s’y accrocher. Ils étaient également pleins de confiance, une approche que les équipes de Premier League devraient prendre contre City" est-il écrit. "Si vous essayez juste de rester dans le match à 0-0 contre City et que vous essayez de laisser courir le chronomètre, alors vous allez vous retrouver mené plus souvent. Mais si vous avez vous-même une menace offensive et pensez que vous pouvez marquer ou, au moins, créer des occasions, vous pouvez rendre les choses très difficiles pour eux, surtout si, collectivement, leurs joueurs ont une soirée comme celle-ci".

Au rayon des autres unes britanniques, le Sun titre d'un jeu de mot entre "What the fuck" (à traduire comme "c'est quoi ce bordel") et Fekir, qui se transforme en "What the Fek". Une photo de Pep Gardiola dépité est là pour illustrer. Sur leur site internet, Sky Sports évoque une "victoire choc" de l'OL, pendant que le Daily Mail raconte que Lyon a pris le dessus sur "les favoris de la Champion's League". De son côté, le Guardian y va un peu plus fort : "Manchester City paie pour ses négligence avec une défaite choc contre Lyon". Enfin, pour l'Evening Standard, l'OL a montré à quel point Pep Guardiola "était important dans les plans de Man City". Rien que ça !