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Une belle enveloppe déjà constituée, mais des primes UEFA moins importantes que prévu

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Les primes UEFA de la Champions League seront moins importantes que prévu, la faute à une édition 2019-2020 chamboulée par le coronavirus et des diffuseurs qui demandent réparation. Mais les clubs participants, dont l'OL et le PSG, devraient tout de même récupérer de belles enveloppes en fin de saison.

On l'a bien compris dans l'annexe au règlement sur les tours préliminaires des éditions 2020-2021, qu'elle a communiquée en début de semaine ; l'UEFA souhaite à tout prix éviter de nouveaux reports de matchs, qui bousculeraient encore son calendrier, quitte à prononcer des forfaits pour les clubs qui ne parviendraient pas à s'organiser pour jouer malgré la crise sanitaire. Une radicalité qui dérange certains, mais nous rappelle que l'instance européenne est tenue à des enjeux économiques qui l'obligent à tout envisager pour que ses compétitions se déroulent en temps et en heure. Leurs interruptions de près de cinq mois, entre la mi-mars et cette semaine, vont d'ailleurs lui coûter cher.

Il y a quelques jours, le journal L'Equipe révélait que plusieurs diffuseurs, à l'instar du groupe Altice, maison mère de RMC Sport, ont formulé des requêtes auprès de l'UEFA pour récupérer une partie des droits TV investis. La chaîne française a déboursé 350 millions d'euros pour diffuser la Ligue des Champions et la Ligue Europa en 2019-2020, et au vu de la situation, il n'est pas illogique de la voir réclamer une petite ristourne. Ce manque à gagner, pour l'UEFA, aura automatiquement des répercussions sur les recettes allouées aux clubs participants. Estimées à près de 2 milliards d'euros pour la C1, elles seront revues à la baisse. Reste à savoir dans quelles proportions et sur quels critères. La logique voudrait que cette baisse ne soit pas transférée sur les primes de performance promises sur la phase de poules.

Paris et Lyon ont déjà amassé de jolis pactoles

Lors de la première partie de saison, l'OL et le PSG avaient récolté respectivement 47,45 M€ et 66,85 M€, en intégrant les recettes liées au coefficient (15,5 M€ pour Lyon, 27,7 M€ pour Paris), selon nos calculs. C'est plus probablement sur les primes de performances de la phase à élimination directe (10,5 M€ pour une qualification en quarts, 12 M€ pour une qualification en demies, 15 M€ pour une qualification en finale et 4 M€ pour une victoire finale) et sur les parts de marché TV que l'UEFA se montrera moins généreuse, selon ce qu'elle devra rembourser aux diffuseurs mécontents. Pas de quoi, pour autant, faire perdre de l'intérêt aux rendez-vous imminents de nos représentants français, ce soir face à la Juventus et mercredi contre l'Atalanta.