Aulas juge la saison lyonnaise et "n'imagine pas" une place hors du podium

Jean-Michel Aulas s'est confié au Monde
Jean-Michel Aulas s'est confié au Monde

Alors que l'OL est lancé dans son sprint final pour une qualification en Ligue des Champions, Jean-Michel Aulas a dressé un premier bilan de la saison rhodanienne dans un entretien accordé au Monde.

"C’est une saison énervante". Voilà un terme qui semble parfaitement adapté à l'exercice 2017-2018 que vivent l'OL et ses supporters, qui naviguent entre exploits et immenses déceptions. Et c'est en tout cas le mot qu'a choisi Jean-Michel Aulas dans un entretien accordé au journal Le Monde. "Nous avons battu les trois candidats au titre chez nous. Nous sommes allés gagner à Marseille (3-2, le 18 mars) dans un match d’anthologie ! Mais il y a aussi eu quelques trous d’air qui ont crispé tout le monde. Le foot est ainsi fait. Le bilan est globalement très positif. Les défaites contre Caen en quarts de finale de la Coupe de France et face au CSKA Moscou en huitièmes de Ligue Europa sont les plus dommageables, a précisé le président de l'Olympique lyonnais. Si l'élimination face à Moscou est mon plus gros regret ? Oui, car on avait beaucoup bataillé pour que l’UEFA choisisse Lyon pour la finale, avec l’idée en tête d’aller au bout. Gagner une Coupe d’Europe à Lyon, cela aurait été beau !".

Une fois la frustration évacuée, la formation de Bruno Genesio a relevé la tête de fort belle manière en s'imposant sur la pelouse de Marseille, puis en haussant son niveau de jeu contre Toulouse et Metz. De quoi être motivé dans cette dernière ligne droite : "Comment j'aborde ce sprint final ? Avec beaucoup d’envie. Car, on le sait, Lyon termine très bien ses championnats en général. C’était le cas à la grande époque, avec quatre grandes remontées sur nos sept titres consécutifs. Nous venons de prendre la 3e place. Une première étape. Mais pourquoi pas plus haut ? Toutes les équipes ne sont pas à l’abri d’une mauvaise série. Monaco joue à Paris pendant que nous recevons Amiens. On peut revenir à quatre points. Tout est possible", analyse le patron des Gones, ambitieux comme à son habitude.

Aulas : "Si on échoue, on trouvera une solution"

En d'échec à terminer dans le Top 3, "JMA" a en tout cas déjà préparé son opération dédramatisation. S'il estime que la quatrième place serait un échec "dans l'absolu", Aulas n'estime pas cette qualification en C1 comme étant vitale : "Elle est juste nécessaire pour atteindre les sommets et combler le retard avec les grands clubs européens. Les revenus liés à la C1 sont très importants et vont encore augmenter l’année prochaine grâce aux droits télé, revus à la hausse (+ 38 %). Atteindre les quarts de finale devrait rapporter autour de 80 millions d’euros. Si on échoue, on trouvera une solution. Nous pouvons multiplier les activités dans notre stade, ou nous accorder le droit de vendre un joueur de plus. Notre équilibre n’est pas en péril. Loin de là". Pas sûr que ces arguments soient suffisants pour calmer les supporters lyonnais en cas de déconvenue.