Comment fonctionne la nouvelle cellule de recrutement ?


Florian Maurice et la dernière recrue lyonnaise, Mariano Diaz.
Florian Maurice et la dernière recrue lyonnaise, Mariano Diaz.

Voilà plusieurs mois que l'OL a renforcé sa cellule de recrutement. Le nouvel arrivant Michel Rouquette, avec qui nous nous sommes entretenus, nous a expliqué son fonctionnement...

Tolisso, Gonalons et bientôt Lacazette… Comme prévu, l’Olympique Lyonnais est en train de perdre l’une, si ce n’est la meilleure des générations de joueurs qu’il a formés. Derrière, les Aouar, Gouiri, Maolida et autre Goebbels pointent à peine le bout de leurs nez et ne prétendent pas encore à succéder à leurs glorieux aînés dans le onze de Bruno Genesio. Alors, pour se maintenir à un niveau de performance élevé, le club rhodanien doit porter son regard loin de Décines, voire même en dehors des frontières hexagonales, comme en attestent les recrutements plus ou moins récents de Sergi Darder, Rafael, Mammana, Memphis et, dernièrement, Mariano Diaz. Des recrutements opérés à l’étranger, qui nécessitent une prospection plus poussée qu’elle ne l’était auparavant. C’est pour cette raison qu’en fin de saison dernière, le club a fait appel à Michel Rouquette.

Débauché de Montpellier, cet ancien joueur de l’AS St-Etienne et de Monaco dans les années 70, proche de personnages influents du monde du football, a été intégré à la cellule de recrutement que Florian Maurice portait jusqu’alors à bout de bras. « Ça faisait trois ans que j’étais à Montpellier et Lyon voulait quelqu’un pour superviser la partie Nord en faisant quelques matchs à l’Est », nous explique Michel Rouquette. « Je suis allé voir Louis Nicollin en lui disant que j’avais cette opportunité et il n’y a eu aucun problème. J’ai ensuite rencontré Florian Maurice par l’intermédiaire de Gérard Houllier, que je connais bien, et ça s’est fait comme ça. On est une équipe de trois personnes avec Gérard Bonneau (et Maurice, ndlr). On quadrille la France à trois, même si Florian est plus porté sur l'étranger. »

Un « réducteur d’incertitudes »

En charge de la région Grand Est et de la Belgique, Rouquette enchaîne donc les déplacements pour superviser les joueurs susceptibles, selon lui, d’intégrer l’effectif lyonnais. « Mon rôle n’est pas de recruter, je ne suis pas là pour ça », précise celui qui aime se définir comme un « réducteur d’incertitudes » pour les Gones. « Je suis les joueurs, je me renseigne sur eux et je les propose. J’en discute avec Florian Maurice, puis avec Gérard Houllier. Ensuite, il y a une discussion avec Jean-Michel Aulas et Bruno Genesio. » Un circuit long, qui permet de sonder toutes les composantes du club avant de prendre une décision et, le cas échéant, d’entamer des discussions pour faire venir le joueur concerné. Voilà comment ont été menés les recrutements de Fernando Marçal, Bertrand Traoré, Ferland Mendy et désormais Mariano Diaz. En attendant les autres...