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Jean-Michel Aulas regrette de ne pas avoir conservé Bruno Genesio !

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Jean-Michel Aulas, l'emblématique président de l'OL, aux côtés de Bruno Genesio.
Jean-Michel Aulas, l'emblématique président de l'OL, aux côtés de Bruno Genesio.

Bruno Genesio, qui a passé trois ans et demi (décembre 2015 - juin 2019) à la tête de l'Olympique Lyonnais, manque à Jean Michel Aulas. C'est, en tout cas, ce qu'a avoué le président rhodanien, confessant plusieurs regrets dans la gestion de ce dossier.

Dans un long entretien accordé à nos confrères d'Eurosport, ce jeudi, Jean-Michel Aulas, le président de l'Olympique Lyonnais, a exprimé, pour la toute première fois, des regrets suite à son choix de se séparer de Bruno Genesio en fin de saison dernière. Une décision prise en partie en raison de la relation très tendue qu'entretenait l'ancien technicien rhodanien avec certains supporters, qui n'avaient cesse de réclamer son départ.

"On leur a donné raison avec Bruno Genesio et je m’en mords les doigts de ne pas l’avoir gardé. Je préfère avoir des résultats plutôt que d’écouter les sifflets. Parfois, il faut être courageux pour dire aux supporters la vérité. Je rappelle que Rudi Garcia a joué la finale de la Coupe d’Europe dans mon stade...", a indiqué l'emblématique patron des Gones, qui a ensuite confessé de nouveaux regrets.

"Peut-être que je n'ai pas rendu service à l'institution"

"Peut-être que j'ai commis une petite erreur. Est-ce que j'ai bien fait ? J'ai écouté les groupes de supporters. Après tout, je suis quelqu'un d'humain. J'ai aussi voulu faire plaisir à Bruno. Moi, je pouvais vivre la situation parce que j'avais plus de bouteille que lui. Peut-être que je n'ai pas rendu service à l'institution", a lâché Jean-Michel Aulas, qui, malgré tout, assume pleinement ses choix opérés à la fin de la dernière saison.

"J'ai toujours l'habitude d'assumer mes décisions. Quand je suis allé voir Juninho, il était partant avec Genesio. Je n'ai probablement pas été en harmonie avec ce que j'ai fait tout au long de ma carrière. Mais les supporters qui réclamaient le départ de Bruno doivent aussi se remettre en cause", a-t-il affirmé en conclusion. Des déclarations fortes et un message plutôt clair : à l'avenir, Jean-Michel Aulas ne cédera plus aux pressions de ses supporters.