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Jean-Michel Aulas voit un digne successeur en Tony Parker !

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Le présent et le futur de la présidence lyonnaise ?
Le présent et le futur de la présidence lyonnaise ?

Emblème de l'Olympique Lyonnais, Jean-Michel Aulas travaille activement à sa succession dans quelques années. Le patron rhodanien aurait trouvé le candidat idéal pour prendre sa place en la personne de Tony Parker.

Voilà désormais près de dix mois que l'OL Groupe de Jean-Michel Aulas est entré au capital de l'Asvel, club de basketball présidé par Tony Parker. L'ancien basketteur français est quant à lui devenu ambassadeur de l'Olympique Lyonnais à l'international. Son premier tour de force dans ce nouveau rôle a été sa participation active au rachat du Reign FC (désormais OL Reign) en décembre dernier. S'ils travaillent côte à côte depuis seulement quelques mois, les deux hommes d'affaires se côtoient depuis plus d'une décennie et entretiennent d'excellentes relations. Comme ils le racontent dans les colonnes de L'Equipe, leur association a toujours semblé évidente.

"Assez bizarrement, on était chacun dans notre destinée, avec la certitude que ça allait se faire, sans se précipiter pour que ça ne soit pas le mauvais moment. Il y a toujours eu cette appétence à vouloir se compléter. Les éléments du puzzle se sont mis en place" glisse notamment JMA. A 71 ans, celui qui occupe le poste de président de l'OL depuis plus de 30 ans sait que l'heure de passer le flambeau approche. Or, selon lui, Tony Parker aurait la carrure pour endosser le costume. "Indépendamment de l'envie que pourrait avoir Tony, de l'envie que pourraient avoir les autres actionnaires, c'est vrai qu'il a le profil pour s'occuper d'un groupe de sport professionnel mondial, avec toutes les composantes économiques et de communication qui y sont associées. On le voit bien quand on va aux États-Unis pour racheter le Reign FC, que je débarque avec Tony à Seattle : les Américains s'enflamment ! Quand je parle aux Chinois de ce que l'on pourra faire avec Tony dans le futur en Chine, les Chinois s'enflamment ! Je me dis que les cases, elles peuvent coller" explique Aulas.

Un passage de flambeau d'ici 5 ans ?

De son côté, l'ex-star de NBA se dit "très touché[e] par les propos de Jean-Michel (Aulas). C'est un honneur de savoir qu'il pense à moi, qu'il me voit avec les qualités pour un poste comme celui-là". Toutefois, il ne s'imagine pas prendre le relais dans l'immédiat. "Mais j'ai encore beaucoup, beaucoup de choses à apprendre. Ce n'est pas du tout d'actualité. Pour l'instant, je suis président de l'Asvel, je suis content de la position où je suis, et j'ai envie de grandir avec Jean-Michel, de continuer d'apprendre de lui. C'est quand même un poste très, très costaud. Après on verra dans quatre, cinq ans". Cela tombe bien puisqu'en terme de timing, les deux hommes semblent, là encore, être sur la même longueur d'ondes.

"Ce qui est raisonnable, c'est d'imaginer qu'à l'orée de mes 75 ans, si on avait un président opérationnel, ce serait bien. Il y a aussi un autre paramètre : l'objectif est de gagner une Coupe d'Europe chez les garçons. Si on arrivait à faire coïncider le fait de gagner sur le plan européen avec les garçons et le fait que je puisse derrière tirer ma révérence, ce serait une belle histoire. Mais la logique c'est d'aller à peu près jusqu'à 75 ans" déclare Jean-Michel Aulas. En attendant, les deux hommes devraient continuer leur collaboration afin de préparer le terrain. Mais une chose est sûre, pour le président lyonnais, l'homme de 37 ans "coche à peu près toutes les cases."