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Juninho : "Les supporters ? Je peux comprendre leur insatisfaction"

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Juninho comprend les supporters mais...
Juninho comprend les supporters mais...

Juninho s'est longuement confié au Progrès concernant les tensions entre les supporters et l'Olympique Lyonnais. Le directeur sportif comprend les critiques, mais prône l'apaisement.

Au cours d'un entretien pour Le Progrès, Juninho est monté au créneau pour évoquer le mécontentement des supporters lyonnais à quelques jours de la confrontation face à la Juventus (8es LDC). Conscient que les résultats de l'OL sont loin de correspondre aux attentes, le directeur sportif tente de relativiser avant les grandes échéances (finale de Coupe de la Ligue, demi-finale de Coupe de France, huitièmes de LDC...)

"Je peux comprendre leur insatisfaction car nos résultats et notre classement en championnat ne correspondent pas à ce que l’on souhaite, mais on vient de gagner à Metz juste avant un match très important face à la Juve. Ce n’était pas le moment idéal" explique Juninho. "Les adversaires viennent, sont contents de jouer dans un beau stade, et savent que nos joueurs ont la pression. On a une équipe très irrégulière, mais on n’a ni méchants ni voyous dans l’effectif. Ils ont 24, 25 ans en moyenne, n’ont pas gagné beaucoup de titres, et manquent un peu de la culture qui a existé à l’OL quand j’y ai joué. Certains ont peut-être une personnalité moins passionnée, il y a un manque de leaders naturels, mais j’ai confiance en eux, ils sont responsables. On assume aussi que le choix de Rudi Garcia comme entraîneur n’était pas celui des supporters".

Juninho a, enfin, évoqué plus précisément le mécontentement des supporters lyonnais. Selon lui, les fans "réagissent avec leur cœur, mais pas avec la raison, car ils ne voient pas le travail de chaque jour à l’entraînement". Mais forcément, cette perte de patience est due à l'absence de titres depuis très longtemps (2012 : Coupe de France et Trophée des Champions). "Ils ont un peu perdu patience car le club n’a rien gagné depuis longtemps. Je ne les culpabilise pas. On vit des moments un peu difficiles, cela ne nous donne pas d’excuses, mais on ne peut pas tout remettre en cause maintenant, en février, et faire encore monter la pression sur l’équipe". Juninho espère donc l'union sacrée jusqu'à, au moins, mercredi.