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Juninho se livre sans filtre

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Juninho a pris la parole concernant l'avenir de l'OL
Juninho a pris la parole concernant l'avenir de l'OL

Interrogé par Le Progrès, Juninho s'est confié sans filtre sur l'avenir de l'Olympique Lyonnais en Ligue des Champions, mais aussi sur les ambitions du club à deux mois de la prochaine saison.

Septième de Ligue 1, l'Olympique Lyonnais a sûrement réalisé sa pire saison depuis le début du 21e siècle. Malgré une présence encore inespérée en Ligue des Champions, marquée par une victoire lors du huitième de finale aller face à la Juventus, les hommes de Rudi Garcia n'ont fait que trébucher devant les gros obstacles du championnat de France, et n'ont même pas pris les points attendus dans les matchs moins prestigieux. Pour une première année en tant que directeur sportif du club, Juninho espérait sans doute mieux, lui qui avait nommé Sylvinho comme entraîneur en début de saison. Son compatriote brésilien avait été licencié en octobre après une défaite dans le derby à Saint-Etienne (1-0).

Sans doute privé de C1 la saison prochaine, Lyon va se concentrer sur la finale de la Coupe de la Ligue contre Paris le 31 juillet, et sur le huitième retour contre la Juve le 7 août). Juni s'est d'ailleurs confié à ce propos au Progrès. "Nous allons nous concentrer sur nos deux matches qui arrivent. Si nous passons contre la Juve, après c'est un tournoi sur des matches secs. Dans ces conditions, ce n'est pas toujours le meilleur qui gagne. En quarts de finale, tout le monde a sa chance."

"Nous avons une équipe gentille"

Mécontent du comportement de ses joueurs, le directeur sportif s'est permis un parallèle avec son passé de joueur, lorsque l'OL dominait le football français. "De mon époque, les gens nous disent : "Vous étiez plus forts !" La vérité, c’est qu’on s’entraînait comme on jouait, et c’était un plaisir", explique l'intéressé. "Tous ceux qui arrivaient, savaient qu’ils n’avaient pas le droit d’être à 70%, car nous, les anciens, donnions l’exemple. La clé de tout c’était l’intensité aux entraînements. Aujourd’hui, c’est incroyable qu’on soit obligé de demander de l’intensité. Si à Liverpool, à City, tu ne travailles pas à 100%, c’est tribune tout de suite."

Conscient de la douloureuse période que vit son club de coeur, Juninho a ciblé le gros point négatif observé cette saison. " Combien de buts a-t-on marqués sur coups de pied arrêtés? Deux. Normalement c’est près de 25%. Notre liaison entre le tireur et ceux qui vont au duel prouve qu’on est une équipe gentille." Un coup de pression de la part du Brésilien qui compte bien effectuer des changements dans une équipe totalement déboussolée.