Lopes se confie et veut changer d'image


Le portier lyonnais s'est livré
Le portier lyonnais s'est livré

Interrogé par L'Equipe, Anthony Lopes est notamment revenu sur son rôle dans les débordements lors du dernier Olympico. Le portier de l'OL veut désormais donner une autre image de sa personne... sans pour autant changer son jeu, réputé agressif.

Habituellement, les veilles d'OL - OM sont marquées par des déclarations provocatrices faisant monter la température avant le très attendu Olympico. Mais même si le week end peut encore nous réserver son lot de surprises, c'est dans un calme absolu qu'Anthony Lopes s'est confié à L'Equipe, dans une interview publiée samedi. Le gardien lyonnais est d'abord revenu sur les altercations qui ont suivi le dernier match entre les deux équipes le 18 mars dernier, et qui lui ont valu cinq matchs de suspension. "Ce que je retiens ? La victoire avant tout ! Pour le reste, ce qui est fait est fait. Je ne pourrai pas l'oublier, personne n'oubliera. Tout est écrit, lu et vu. Je laisse ça derrière moi-même si c'est dans un coin de ma tête", a-t-il déclaré dans les colonnes du quotidien.

Et même dans une grosse partie de sa tête. Car à l'écouter - ou du moins à le lire - l'international portugais a été très marqué par les mois qui ont suivi ces événements : "J'ai connu un très, très gros bas mentalement. Là, j'ai pu compter sur l'apport des personnes qui sont les plus importantes à mes yeux. Quand je rentrais chez moi, que je voyais ma femme et mes filles contentes de me voir, ça me faisait réfléchir, a-t-il avoué. À travers certains actes, je n'ai pu qu'amener des problèmes et inciter des personnes qui ne me connaissent pas à me pointer du doigt. Pourtant, dans la vie de tous les jours, je suis à des années-lumière de ce que j'ai parfois pu dégager sur le terrain. Des aveux dont le joueur formé entre Rhône et Saône ne se sert pas pour se mettre dans la position de victime : "J'en prends la totale responsabilité. C'est moi qui ai commis une erreur, c'est moi qui en ai subi les conséquences tout en pénalisant mon équipe à travers ma suspension de cinq matches. J'ai fait les frais de tout ça et c'est juste".

Lopes : "Je n'ai pas envie qu'on dise que j'étais un taré complet"

Aujourd'hui, c'est donc sur son image que Lopes veut travailler. Car pour le moment, il va sans dire que le joueur de 27 ans n'est pas l'un des chouchous de la Ligue 1, malgré la forte affection des supporters rhodaniens à son égard. "J'ai vraiment été considéré comme un petit con. Et j'emploie le passé volontairement. Je n'ai plus trop envie d'être considéré ainsi, a-t-il lancé. Moi, je préfère être honnête. On a envie de laisser une image positive. Là, la mienne, elle est clairement négative. À la fin de ma carrière, je n'ai pas envie qu'on dise que j'étais taré complet, présent dans toutes les mêlées. J'ai envie que la balance revienne, au moins, au kiff-kiff", a-t-il poursuivi non sans un petit sourire. En dehors des quelques échauffourées à son actif, le dernier rempart des Gones a également été pointé du doigt à plusieurs reprises pour un jeu défini comme agressif. Mais ne comptez pas sur lui pour changer ce point-là : "Mon jeu est basé sur l'agressivité. Je n'ai pas une envergure exceptionnelle et si je subis, je deviens un gardien lambda. Je ne vais pas changer mon jeu pour plaire à certains car il y a des polémiques". Les choses sont claires : Lopes veut changer son image d'homme, pas de joueur. Kostas Mitroglou et les siens sont prévenus.